restauration des sommiers
(cliquer ici
si le menu n'apparait pas à gauche)
rien de pire à remettre en état qu'un sommier
à membranes d'une cinquantaine d'années, et qui
en plus a pris l'humidité... mais ne reculons pas devant la difficulté...

implantation des tuyaux (cliquez pour agrandir)
le sommier des dessus
vue de dessous et de l'intérieur, l'implantation paraît faite au
hasard, et les cotés ut et ut# ne sont pas symétriques...
.
de simples cartons pour ne pas mélanger les vis dont certaines ont déjà
été changées ; au départ,
poussière, et fils dans tous les sens
préparation des outils pour le nettoyage et la remise en état
.
extraction d'un électro-aimant pour vérifier l'étanchéité
et la continuité des conducteurs
.
à gauche : remplacement de certains joints de papier ou de peau trop
abimés mais la planche de chêne a gauchi
:
pour garantir l'étanchéité, de petites bandes de papier
sont collées, et une épaisseur de Téflon est enroulée
sur les pas de vis
remontage du sommier des dessus sur la charpente, avant la pose des chapes
premiers essais : tout fonctionne, à l'exception
de quelques dessus dans l'extrême aigu, pour lesquels les membranes sont
très petites,
et présentent un défaut (rigidité), ou une fuite ; cela
fera l'objet d'une nouvelle tranche de travaux, lorsque ce sera un peu plus
avancé
le sommier des basses
au tour du sommier des basses en trois parties
: la plus grande pour les 12 premiers tuyaux de bourdon 8 et prestant 4,
et deux plus petites, placées sur les cotés, pour ut et ut# de
la première octave de la flute 4 ; soit 36 tuyaux au total
beaucoup d'inquiétude pour la partie centrale qui a pris l'eau... la
remise en état de cette partie conditionne la poursuite de la
restauration, car ce sont les seuls tuyaux de 8 et 4 pieds de l'orgue! En cas
d'échec, tout s'arrête !
.
le cadre qui soutient chapes et sommiers, dont une partie est décollée
et gauchie par l'humidité
.
recollage des côtés, avec renforts par vis et écrous et
serrage pour un bon collage
.
une partie du sommier des basses qui a bien souffert de l'humidité :
les membranes sont "cuites" et partent en morceaux
!
.
nettoyage en profondeur ; des marques d'anciennes réparations apparaissent
à gauche ; à droite le dessous, après
nettoyage et lustrage
démontage des électros
.
l'état des moteurs de notes avant démontage
.
beaucoup de rouille... qui a coincé toutes les pastilles,
mais heureusement, les pastilles elles-mêmes ne sont pas oxydées
.
certains enroulements sont relâchés et il
faut quelquefois rattrapper un fil coupé pour le ressouder...
à ce stade, grattage, décapage, dérouillage, laborieux, mais pas désespéré! passons aux membranes :
.
préparation des nouvelles membranes ; heureusement,
les ressorts étaient inoxydables et seront réutilisés
.
collage des ressorts qui assurent la remontée de la membrane
et collage des membranes, en comprimant les ressorts par des poids
.
remontage des gros fils de retour de masse et remise en
place des électro-aimants
.
le coté ut terminé, avec une meilleure allure qu'au départ,
et l'ensemble des sommiers des basses, les membranes
en bon état sont conservées
.
une étape du remontage vu de dessous : plus de traces de rouille!
.
remontage sur le cadre de sommier et remise en place du porte-vent ;
dernières soudures et ultime vérification des connexions
remise en place des sommiers de basses, et connexion au circuit électrique
et remontage des chapes ; prêtes à recevoir les tuyaux !
bonne surprise : tout fonctionne ! la répétition
n'est peut-être pas très rapide pour les premières notes,
et les électro-aimants Reisner
font un petit "clac" bien audible (à corriger en collant une
rondelle de papier sur les pastilles), mais l'étape est validée,
la restauration peut continuer!
***